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À la recherche de la dose idéale d’exercices pour le rétablissement après un AVC

Un laboratoire à Calgary se concentre sur la seule médecine prouvée comme étant en mesure de prévenir, de prendre en charge et de renverser la progression des maladies chroniques : l’exercice.

Dans la cadre d’une étude nationale appelée DOSE (Determining Optimal post-Stroke Exercise  ou déterminer l’exercice optimal post-AVC) et financée par le Partenariat canadien pour le rétablissement de l’AVC de la FMC, les Drs Marc Poulin et Sean Dukelow calculent la dose et l’intensité de l’exercice nécessaires pour obtenir les résultats les meilleurs possibles.

« L’exercice joue un rôle immense dans le rétablissement, rôle que nous ne commençons qu’à apprécier aujourd’hui », dit le Dr Poulin, qui dirige le nouveau laboratoire en recherche clinique et appliquée de l’École Cumming de médecine à l’Institut Hotchkiss du cerveau de l’Université de Calgary. « À ce jour, il n’y a pas de lignes directrices indiquant la quantité et le type d’exercice qui seraient optimaux pour le rétablissement de l’AVC. »

L’essai prévoit trois niveaux différents d’exercices réalisés pendant 20 jours. Le premier correspond au standard de soins, le deuxième à une heure d’exercices structurés par jour et le troisième à deux heures d’exercices structurés par jour. À la conclusion de l’essai, les chercheurs mesurent les changements intervenus dans la santé cardiovasculaire, la marche, la mobilité, la cognition et la qualité de vie.

L’étude compte 75 participants dans deux établissements à Calgary, quatre à Vancouver et un à Toronto.

À chaque séance les participants sont encouragés à s’exercer le plus vigoureusement possible.

« L’hypothèse est que plus le patient est poussé et plus longuement il est poussé, meilleurs seront les résultats », explique le Dr Dukelow, physiatre (médecin spécialisé en réadaptation), neuroscientifique et chef d’établissement du PCRA à Calgary. « Nous ne connaîtrons les résultats qu’à la fin de l’essai », au printemps prochain. « Mais c’est bien la première fois que j’ai vu un thérapeute et son patient avec AVC courir dans les corridors. »

Chris Duffield, 48 ans, conseiller en TI de Calgary, dont un côté est paralysé par un AVC participe à l’essai. Il avoue que « l’exercice [l’a] aidé à retrouver force et confiance »; il est reconnaissant d’être un des participants à DOSE.

Dans le laboratoire en recherche clinique et appliquée de Calgary, Duffield et d’autres patients pédalent sur un vélo (posé sur un ergomètre adapté, cela a l’air d’un vélo stationnaire sophistiqué) tandis que leur tension artérielle et rythme cardiaque sont surveillés.

« Nous savons que la sédentarité est un facteur de risque d’AVC et que l’exercice peut aider à stimuler le rétablissement », dit le Dr Poulin, expert international de l’utilisation de l’exercice pour promouvoir la santé du cerveau et son vieillissement en santé. Il étudie également le lien entre la qualité du sommeil et l’AVC.

Venu à Calgary il y a 16 ans après avoir terminé un doctorat − son deuxième − à Oxford, le Dr Poulin se réjouit des recherches interdisciplinaires excitantes qu’il a pu mener. Il espère qu’elles apporteront des améliorations significatives pour les patients avec AVC. « C’est un endroit inspirant. Je suis comblé. »

Avant tout, il peut s’adonner à sa « passion pour l’exercice et pour les bienfaits qu’on en tire. C’est une partie importante d’une vie saine. »

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